Ni tout à fait jeux vidéo, ni tout à fait logiciel ludo-éducatif ou système de simulation, les Serious Games combinent plusieurs aspects : enseignement, apprentissage, communication, entrainement, information, etc. leur permettant de se positionner comme un type de jeux à part entière. Destinés à délivrer un message d’ordre informatif, éducatif ou autre et construits sur une base vidéoludique, ils sont aujourd’hui de plus en plus utilisés par les entreprises comme des outils au service de la formation et de la relation client.
Le serious game : Une combinaison d’applications utilitaire et vidéoludique
Dans le contexte actuel, l’approche du Serious Game est plurielle. Une des principales raisons est la diversité des acteurs (média, formateurs, industriels, éditeurs, etc.) qui s’inscrit dans cette industrie qui rend la notion de Serious Game complexe à cerner et encore plus à définir.
La vocation d’un Serious Game est avant tout d’inviter l’utilisateur-joueur à interagir avec une application en général informatique dont l’intention est de combiner à la fois des aspects de formation, de simulation, de communication, de marketing ou d’information, avec des ressorts ludiques issus du jeu, vidéo le plus souvent. Une telle association a pour but d’aborder d’une façon ludique (game) un contenu utilitaire (serious). Le concepteur d’un Serious Game mise ainsi sur l’engouement suscité par le jeu auprès des utilisateurs pour capter leur attention sur un sujet dans une finalité qui s’écarte du simple divertissement. Le développement d’un Serious Game nécessite donc la co-articulation et la cohérence entre un scénario utilitaire et un scénario ludique. Les objectifs des deux types de scénarii doivent notamment converger pour que l’utilisateur puisse apprécier simultanément l’expérience ludique et la dimension utilitaire. Dans le cas contraire, si les deux scénarii sont simplement apposés en parallèle sans véritable lien, l’application présentera très certainement un déséquilibre qui conduira l’un des deux scénarii à prendre le pas sur l’autre. Le Serious Game n’offrirait pas dans cette optique de véritable utilité.
La dimension utilitaire d’un Serious Game peut se décliner selon trois fonctions :
- Délivrer un message qu’il soit de type éducatif, informatif, publicitaire, etc.,
- Dispenser un entraînement par l’amélioration des performances cognitives et/ou motrices des utilisateurs,
- De collecter des données à des buts de recherche ou de marketing.
Les deux premières fonctions sont celles que l’on retrouve le plus souvent dans les Serious Games développés à ce jour.