Depuis quelques mois, les serious games infiltrent tous les secteurs : santé, management, transports publics… Une tendance validée par le gouvernement, qui vient d’attribuer 20 millions d’euros à 48 projets dans le cadre du plan de relance numérique.
« En France, le jeu vidéo purement ludique est moins bien accepté par les décideurs que dans d’autres pays, souligne Julian Alvarez, docteur en sciences de l’information et de la communication. Mais le gouvernement a pris conscience que le serious game peut avoir une utilité, dans les métiers à risques par exemple. »
Former les professionnels de la sécurité sans avoir systématiquement recours à des exercices pratiques dangereux et coûteux, c’est l’un des avantages des jeux sérieux. Contrairement à un simulateur, le serious game comporte un aspect ludique, avec des objectifs à atteindre. L’apprentissage devient ainsi plus motivant. Et les métiers à risques ne sont pas les seuls concernés. Banquier, bibliothécaire, vendeur… Beaucoup de professions peuvent en profiter.